L'église
Notre-Dame de l'Assomption
de Bagnères-de-Luchon

Le lecteur interessé par l'histoire complète de l'église de Luchon et ses peintures historiques
trouvera de plus amples informations sur le site http://eglise.luchon.free.fr
Les informations données ci-dessous en sont extraites.

 


L'actuelle église paroissiale de Bagnères-de-Luchon a remplacé en 1855
une petite collégiale romane édifiée vers le XIème siècle et remaniée à la Renaissance.

Depuis 1766 cette ancienne collégiale, siège d'un chapître d'une dizaine de chanoines qui disparaîtra en 1789,
est placée sous l'invocation de l'Assomption de la Vierge, vocable conservé depuis lors à la nouvelle église.

L'ancienne église était massive et d'exécution grossière. Ses fenêtres rares et petites comme des meutrières
la rendaient très sombre. L'espace intérieur occupé par 12 énormes piliers était exigü.
L'intérêt de cet édifice résidait dans son plan très original qui faisait d'elle la seule église dans le Comminges
à présenter des absides s'ouvrant latéralement et formant croisillons.

 


 

 

Vers le milieu du XIXème siècle la petite église de Luchon se révèle insuffisante
pour contenir le nombre toujours croissant de fidèles et de curistes
en rapport avec le développement de la ville.

A la suite de plusieurs visites pastorales, le cardinal-archevêque de Toulouse,
demande formellement en 1840 au Conseil de Fabrique,
(l'assemblée de clercs et de laïcs chargée d'administrer les biens d'une église),
et à la Municipalité de faire édifier une nouvelle église qui soit vaste et lumineuse.
Cette demande est renforcée en 1844 par la présentation à la Municipalité
d'un Cahier de Doléance rédigé par le Conseil de Fabrique.

Il faudra cependant encore attendre plusieurs années pour que, Mairie et Préfecture
ayant donné leur assentiment, décision soit prise en 1847 de démolir la collégiale romane
pour rebâtir à la même place un édifice de plus grande capacité.

La direction des travaux est confiée à l'architecte palois Eugène Loupot
qui dessine une église dans un style indéfinissable, jadis appelé "romano-byzantin".

Le 1er novembre 1847, jour le la Toussaint, la première pierre de la nouvelle église est bénie.
La construction commence à l'Est de l'ancien bâtiment, par ce qui deviendra le nouveau choeur,
ceci afin de ne pas interrompre les célébrations liturgiques qui continuent
et ne doivent pas s'arrêter à cause des travaux.

Le 18 octobre 1850 la première messe est célébrée sur le nouvel autel.
Les travaux de construction de la nef se poursuivent
en englobant l'ancienne collégiale qui sert alors d'échaffaudage.

En 1855 la nouvelle église est achevée.
Seule subsiste l'ancienne façade Ouest avec son portail Renaissance daté de 1541
et son clocher octogonal à 3 étages.

 

 

L'église entre 1855 et 1891 avec la nouvelle nef
mais encore l'ancien clocher.
(Photo prise vers 1889)

 


Le nouvel édifice est long de 50 m et large de 25m.
(L'ancienne collégiale était inscrite dans un carré de 28 m de côté, avec une hauteur sous voûte de 10,50m).

Sa nef unique sans piliers ni bas-côtés afin de permettre
à chaque fidèle de voir l'autel et le célébrant,
est large de 14m. Sa voûte en berceau s'élève à 18 mètres.

Cinq absides forment son chevet et sont un rappel des 9 absides
qui entouraient de la collégiale romane sur trois de ses côtés.

Au centre une grande abside avec le maître-autel encadrée
par deux absidioles latérales avec des autels secondaires.
Les deux absidioles extrêmes, cachées au regard quand on se tient dans la nef,
correspondent à la salle de catéchisme au Nord et à la sacristie au Sud.

 




La nef unique sans bas-côtés.
Les chapelles ont été créées à l'extérieur, entre les contre-forts.

 

Nous savons qu'un orgue se trouvait dans la nouvelle église car ce dernier sera repris pour la somme de 2.500 francs
par Aristide Cavaillé-Coll à l'occasion de la commande du nouvel instrument en 1870.

Nous n'avons malheureusement pas d'information sur l'origine ni la composition de ce premier instrument.
Les archives concernant la construction du nouvel édifice ne font pas mention de l'orgue.

Etait-il présent dans la vieille collégiale, et depuis quand ?
A-t-il chanté le 5 mars 1845 lors de la cérémonie de mariage entre Vincent Cavaillé-Coll, le frère aîné d'Aristide, et Louise Nadau ?
Etait-ce un instrument d'occasion, installé dans la nouvelle église après l'achèvement de la nef en 1855 ?

 

 

La nouvelle église de 1855 parue toujours inachevée avec sa vieille façade romane.
En 1890 le clocher menaçant de s'effondrer, le Conseil de Fabrique décide
de compléter l'édifice et d'achever les travaux initiés plus de quarante ans auparavant.
Le 25 février 1890 la Fabrique et le Conseil Municipal acceptent
le budget d'agrandissement présenté par l'architecte Emile Loupot.
Cet agrandissement est jugé d'autant plus nécessaire du fait que, depuis l'arrivée
du chemin de fer à Luchon en 1873, le nombre de touristes et de curistes est passé
de 5.000 à plus de 50.000 par saison estivale.
Le nouveau projet permettra d'alonger l'édifice vers l'Ouest de 3,50m
et ainsi d'agmenter le nombre de places assises d'une centaine.

Il est prévu d'effectuer les travaux en deux parties.
Les fonds nécessaires à la réalisation de la première partie étant disponibles,
les travaux commencent en 1891. Mais ils doivent s'arrêter en 1894
car les caisses sont vides pour entamer la seconde partie...

Il faudra attendre 1897 pour qu'enfin la nouvelle façade soit terminée,
mais avec une seule tour carrée au lieu des deux tours octogonales avec flèches
prévues initialement par l'architecte.


Le projet de l'architecte Eugène LOUPOT
- 1890 -

 

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